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Contes des origines (6) : Caractéristiques des contes étiologiques

Lors de cette cinquième séance, nous allons nous intéresser aux contes des origines à travers une activité de reconstitution d’un conte étiologique. Pour aborder cette spécificité, nous allons étudier la situation initiale du conte « Pourquoi le mille-pattes a-t-il autant de pattes? » puis reconstituer le conte sous forme de puzzle.

Lecture de la situation initiale (contes des origines)

Pourquoi le mille-pattes a-t-il autant de pattes ?

Dans les temps très anciens, quand le monde n’était pas tout à fait fini, la scolopendre vivait de son industrie : elle fabriquait des pattes et les vendait à qui en avait besoin. Cette industrie était fort prospère car les bêtes et gens n’étaient pas complets et avaient souvent besoin de pattes. S’ils en désiraient une, ou bien deux, ils se rendaient au marché, choisissaient à l’éventaire du mille-pattes celles qui leur plaisaient, payaient, et la marchande gagnait beaucoup d’argent.

Analyse de la situation initiale pour les contes des origines

Le titre correspond aux caractéristiques des contes étiologiques, il pose une question.

Pourquoi le mille-pattes a-t-il autant de pattes ?

Formule de la situation initiale : Dans les temps très anciens, quand le monde n’était pas tout à fait fini

Personnages : scolopendre ( mille-pattes – marchande) – bêtes – gens

Lieux : usine (industrie) où le scolopendre fabrique les pattes + marché où la scolopendre vend les pattes

Retour des élèves : La scolopendre vend beaucoup de pattes, elle est très riche. Elle vend des pattes car les gens ne sont pas complets.

Hypothèses : Que se passera-t-il si tous les gens ou les animaux sont complets ? Comment va réagir la scolopendre ? On parle de frustration et de colère, voire de tristesse.

Travail autour du vocabulaire : scolopendre – gens – éventaire – industrie :

Cliquez sur chaque vignette pour afficher la définition (tout est dans la vignette — pas de script utilisé).

Activité de reconstitution des contes des origines (puzzle)

Le conte des origines (contes étiologiques) a été découpé en plusieurs morceaux. Il va falloir reconstituer le texte puzzle pour pouvoir le lire dans son ensemble. De nombreux indices permettent une reconstitution de celui-ci. On demande aux élèves de faire des propositions et on passe dans les rangs pour vérifier tout en redonnant la consigne si nécessaire.

Contes des origines

Reconstitution des contes des origines (puzzle) avec mise en perspective des indices

Extrait C

Mais, bientôt, ses affaires ne marchèrent plus. Bêtes et gens, finalement, eurent toutes les pattes dont ils avaient besoin et donc cessèrent d’en acheter. La scolopendre avait beau apporter au marché, des marchandises de choix, les chalands ne s’arrêtèrent plus à sa boutique.

« Des pattes, de belles pattes, achetez-vous des pattes ! » criait la scolopendre quand elle voyait un homme s’approcher.

Extrait B

Mais l’homme n’y faisait même pas attention.

Puis la marchande malchanceuse voyait un chien :

« Achète-toi des pattes, de très belles pattes ! »

Mais le chien, en aboyant, allait voir plus loin.

Si un cheval venait à paraître :

Extrait D

« Des pattes, achetez des pattes toutes neuves ! »

Mais le cheval hennissait sans interrompre son galop.

La scolopendre ne tenait plus de rage :

« Ah ! C’est comme ça ! Vous ne voulez pas de ces pattes superbes ! Vous pensez peut-être que je vais les jeter aux ordures ! Tout un mois de travail aux ordures ! Hé bien, non !

Extrait A

Vous n’en voulez pas : je les garde pour moi ! Y en aurait-il cent, y en aurait-il mille ! »

Depuis ce jour, la scolopendre n’a plus fabriqué ni vendu de pattes. Mais, celles qui n’ont pas été achetées, elle les a gardées pour elle.

Et c’est pour cela que maintenant, on l’appelle le mille-pattes !

Comment se structurent les contes des origines ?

Les contes étiologiques suivent une structure narrative simple et organisée en trois grandes parties : ils commencent par une situation initiale qui expose un état du monde différent de la réalité actuelle, souvent introduite par des formules comme « autrefois » ou « il y a très longtemps » . Ensuite, un événement ou un problème déclenche l’aventure et entraîne les personnages, généralement des animaux ou des forces naturelles, à travers diverses péripéties qui expliquent de manière imaginaire une transformation . Enfin, la situation finale présente la nouvelle réalité en soulignant le changement opéré, avec une formule explicative comme « voilà pourquoi… » ou « depuis ce jour… », donnant ainsi une origine fictive à un fait observable aujourd’hui .

Contes des origines
Contes des origines schéma narratif

Mise en place du schéma narratif pour les contes des origines

Contes des origines schéma narratif

Les contes des origines : « Pourquoi le mille-pattes a-t-il autant de pattes ? »

Dans les temps très anciens, quand le monde n’était pas tout à fait fini, la scolopendre vivait de son industrie : elle fabriquait des pattes et les vendait à qui en avait besoin. Cette industrie était fort prospère car les bêtes et les gens n’étaient pas complets et avaient souvent besoin de pattes. S’ils en désiraient une, ou bien deux, ils se rendaient au marché, choisissaient à l’éventaire du mille-pattes celles qui leur plaisaient, payaient, et la marchande gagnait beaucoup d’argent.

Mais, bientôt, ses affaires ne marchèrent plus. Bêtes et gens, finalement, eurent toutes les pattes dont ils avaient besoin et donc cessèrent d’en acheter. La scolopendre avait beau apporter au marché des marchandises de choix, les chalands ne s’arrêtèrent plus à sa boutique.

« Des pattes, de belles pattes, achetez-vous des pattes ! » criait la scolopendre quand elle voyait un homme s’approcher. Mais l’homme n’y faisait même pas attention. Puis la marchande malchanceuse voyait un chien : « Achète-toi des pattes, de très belles pattes ! » Mais le chien, en aboyant, allait voir plus loin. Si un cheval venait à paraître : « Des pattes, achetez des pattes toutes neuves ! »

Mais le cheval hennissait sans interrompre son galop.

La scolopendre ne tenait plus de rage :
« Ah ! C’est comme ça ! Vous ne voulez pas de ces pattes superbes ! Vous pensez peut-être que je vais les jeter aux ordures ! Tout un mois de travail aux ordures ! Hé bien, non ! Vous n’en voulez pas : je les garde pour moi ! Y en aurait-il cent, y en aurait-il mille ! »

Depuis ce jour, la scolopendre n’a plus fabriqué ni vendu de pattes. Mais, celles qui n’ont pas été achetées, elle les a gardées pour elle.
Et c’est pour cela que maintenant, on l’appelle le mille-pattes !

Lexique interactif sur les contes des origines !

Les compétences travaillées lors de cette séance sur les contes des origines

Compétence sur les contes des originesIndicateur de réussite sur les contes des origines
Comprendre ce que sont les contes des originesL’élève explique qu’un conte des origines (ou conte étiologique, conte du pourquoi) raconte de manière imaginaire l’origine d’un phénomène naturel, d’une particularité d’animal ou d’un comportement humain.
Identifier les caractéristiques des contes des originesL’élève repère qu’un conte des origines a souvent un titre en forme de question, une situation initiale « il y a très longtemps », une transformation qui explique l’origine, puis une situation finale qui ressemble au monde d’aujourd’hui.
Repérer la structure du récitL’élève retrouve dans un conte des origines les étapes du récit : situation initiale, événements qui provoquent la transformation, situation finale qui explique « pourquoi c’est comme ça maintenant ».
Observer la langue du conte des originesL’élève remarque l’utilisation fréquente de temps du passé (imparfait, passé simple) avec parfois une dernière phrase au présent, ainsi que des connecteurs de temps (« un jour », « puis », « longtemps après »).
Écrire un court conte des originesL’élève rédige un conte des origines simple en respectant les principales caractéristiques du genre (titre-question, « il était une fois » / « il y a très longtemps », explication imaginaire d’une origine).
FAQ – Les contes des origines

FAQ – Les contes des origines

Qu’est‑ce qu’un conte des origines ?
Un conte des origines (ou récit étiologique) est un récit imaginaire qui explique « pourquoi » une chose est comme elle est aujourd’hui : un phénomène naturel, une particularité d’un animal ou un comportement humain. Par exemple : « Pourquoi la mer est‑elle salée ? » ou « Pourquoi le ciel est‑il bleu ? ».
Donne‑moi des exemples de contes des origines.
Exemples typiques : – « Pourquoi l’araignée vit-elle dans les coins ? » – « Pourquoi le chacal a-t-il l’échine roussie ? » – « Pourquoi le crocodile vit-il dans les rivières ? » Ces contes sont souvent utilisés à l’école pour travailler la lecture et la production d’écrits en cycle 3.
Quelles sont les principales caractéristiques d’un conte des origines ?
– Le titre prend souvent la forme d’une question : « Pourquoi… ? ». – Le texte est court et raconte une histoire imaginaire. – Il explique une origine ou une particularité (phénomène naturel, animal, comportement humain). – Il utilise des formules de début (« Il y a très longtemps… », « Quand le monde était jeune… ») et de fin (« Depuis ce jour… », « Voilà pourquoi aujourd’hui… »).
Comment est construit un conte des origines ?
On peut le décomposer en trois grandes parties : 1) Une situation de départ, où la chose n’est pas encore comme aujourd’hui (qui ? quand ? où ?). 2) Un événement ou un problème qui vient modifier cette situation. 3) Une conséquence qui explique comment la chose est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, souvent résumée par une formule de fin.
Quelles formules utilise‑t‑on pour commencer un conte des origines ?
On emploie souvent des formules de début comme : « Il y a très longtemps… », « Quand le monde était jeune… », « Au commencement des temps… », « Dans les temps anciens et reculés… », « Autrefois… ». Ces formules situent l’action dans un temps très lointain et imaginaire.
Quelles formules utilise‑t‑on pour terminer un conte des origines ?
Les formules de fin servent à expliquer la conséquence : « Depuis ce jour… », « Voilà pourquoi aujourd’hui… », « Et c’est pour ça que depuis… », « C’est ainsi que… ». Elles relient l’événement magique au monde tel qu’il est aujourd’hui.

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