Cette activité fait suite à un travail sur les habitudes alimentaires dans le monde. Aujourd’hui, on se concentre sur un point précis : distinguer les produits consommés. Produits agricoles ou transformés ?
Les exemples utilisés viennent de produits que l’on trouve couramment dans les rayons d’un supermarché en France ; les situations peuvent varier selon les pays, les marques et les habitudes de chacun.
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Tu préfères écouter plutôt que lire ? Ce podcast reprend toute la leçon en environ 4 minutes.
Dans cette partie, tu vas observer des aliments, comprendre comment ils sont fabriqués, apprendre à lire une étiquette, puis vérifier ce que tu as retenu grâce à un quiz.
Pour commencer : observe ton assiette – Produits agricoles ou transformés ?
Pense à ton dernier repas. Certains aliments que tu as mangés ressemblaient-ils à ce qu’on trouve dans un champ ou dans un jardin (une carotte, une pomme) ?
D’autres avaient-ils déjà été transformés avant d’arriver dans ton assiette (du pain, un yaourt, des pâtes) ? Cette différence est au cœur de la leçon d’aujourd’hui.
Document A — Trier les aliments : brut ou transformé ?
Ce document présente vingt aliments mélangés : des produits bruts, comme la tomate ou le blé, et des produits transformés, comme la sauce tomate ou le pain. À toi de retrouver, pour chaque produit brut, le produit transformé qui lui correspond.

- Observation : associe chaque produit brut (tomate, pomme, orange, blé, lait, pomme de terre, fraises, fèves de cacao, épi de maïs, arachides) au produit transformé qui en est issu.
- Question : parmi ces dix paires, laquelle t’a semblé la plus facile à deviner ? Laquelle t’a le plus surpris ?

Une fois ton association terminée, vérifie tes réponses grâce à la correction ci-dessous.
- Un produit agricole vient directement d’une plante ou d’un animal, sans transformation.
- Un produit transformé est fabriqué à partir d’un ou plusieurs produits agricoles modifiés.
- Exemples de produits bruts : tomate, blé, lait (accepter toute réponse cohérente avec la planche).
- Exemples de produits transformés : sauce tomate, pain, yaourt (accepter toute réponse cohérente).
- Exemple : la sauce tomate est fabriquée à partir de tomates.
- Oui, exemple : le blé peut donner du pain, des pâtes ou des biscuits.

Document B — Du fruit au dessert industriel : la chaîne de transformation
Prenons deux exemples simples : la fraise et la pomme. Une fraise, transformée légèrement, devient une purée sucrée (2 ingrédients), puis une préparation au fruit (4 ingrédients), puis parfois un dessert industriel (8 ingrédients ou plus). Le même chemin existe pour la pomme : pommes cuites, puis compote sucrée, puis compote industrielle.

Une règle simple se dégage : plus un aliment est transformé, plus sa liste d’ingrédients a tendance à s’allonger. Ce n’est pas automatique : comme le montre le document, certains desserts et certaines compotes ne contiennent aucun additif.
Dans cette liste d’ingrédients, on trouve deux types d’éléments bien différents :
- des ingrédients simples, que l’on pourrait avoir dans sa cuisine : sucre, farine, vinaigre… Ce sont déjà des produits transformés, mais on peut les fabriquer ou les trouver facilement ;
- des additifs, fabriqués par l’industrie alimentaire, que l’on ne trouve pas dans un placard classique.
Les additifs ne servent pas tous à la même chose. On peut distinguer quatre grandes fonctions : la texture (épaissir ou gélifier), le goût (renforcer ou modifier la saveur), la couleur (donner ou maintenir une couleur), et la conservation (garder l’aliment plus longtemps).
Document C — Lire une vraie étiquette alimentaire
Voici la liste des ingrédients de trois produits que l’on peut trouver en supermarché : une compote de poire, une paëlla aux fruits de mer et un taboulé oriental.


La paëlla, par exemple, contient du riz, du poulet, des crevettes, du chorizo, des moules et des calamars, mais aussi des légumes (petits pois, poivrons, oignons) et des épices comme le safran. C’est un produit avec de nombreux ingrédients d’origines différentes : des produits de la mer, de la viande, des légumes et des aromates, assemblés puis conditionnés.
- Observation : dans la liste d’ingrédients de la paëlla, repère ce qui vient directement de la nature et ce qui a déjà été transformé avant d’être ajouté.
- Question : Pourquoi penses-tu que la compote de poire a une liste d’ingrédients plus courte que la paëlla ou le taboulé ?
Zoom : ces trois produits contiennent-ils des additifs ?
- Observation : retrouve, dans la liste de la compote de poire, le nom des deux additifs et essaie de dire à quoi chacun sert (aide-toi du lexique).
- Question : pourquoi la paëlla, qui a pourtant beaucoup d’ingrédients, n’a-t-elle pas d’additif dans sa liste ? Un plat avec beaucoup d’ingrédients est-il toujours plus transformé qu’un plat avec peu d’ingrédients ?
Dans la compote de poire, on trouve deux additifs, désignés cette fois par leur nom plutôt que par un code : un antioxydant (l’acide ascorbique, aussi appelé vitamine C) et un acidifiant (l’acide citrique). Le premier évite que la compote change de couleur au contact de l’air, le second ajuste son acidité.
Dans la paëlla et le taboulé, on ne trouve, à première vue, aucun additif signalé par un nom technique ou un code E. Le curcuma, le cumin ou le safran sont des épices : des ingrédients naturels utilisés depuis très longtemps pour donner du goût ou de la couleur aux plats, pas des additifs fabriqués par l’industrie.
Cette comparaison montre une chose importante : un produit transformé, même avec une liste d’ingrédients longue, ne contient pas forcément des additifs. Le nombre d’ingrédients et la présence d’additifs sont deux choses différentes. La paëlla a une longue liste d’ingrédients (viande, poisson, légumes, épices…), mais ce sont presque tous des aliments que l’on pourrait reconnaître et cuisiner soi-même.
Lorsque ton travail effectué, vérifie tes réponses grâce à la correction ci-dessous.
- Fraise → purée sucrée → préparation au fruit → dessert industriel.
- Le nombre d’ingrédients augmente à chaque étape de transformation.
- Non, certains produits très transformés (comme la paëlla) ne contiennent aucun additif.
- Exemples : riz, crevettes (ou tout ingrédient brut cité dans la liste).
- Antioxydant : acide ascorbique. Acidifiant : acide citrique.
- L’antioxydant évite que la compote change de couleur ; l’acidifiant ajuste l’acidité.
- Non, ce sont des épices naturelles, pas des additifs fabriqués par l’industrie.
- Parce qu’un produit transformé n’est pas automatiquement dangereux ; il faut lire l’étiquette en entier.
⚠️ Attention à ne pas généraliser : un produit transformé n’est pas automatiquement « mauvais », et un additif n’est pas automatiquement dangereux. Certains produits transformés simples (comme le pain ou le yaourt) font partie de l’alimentation depuis très longtemps. Ce qui compte, c’est de savoir lire une étiquette pour comprendre ce que l’on mange, pas de juger un aliment uniquement sur sa liste d’ingrédients.
Je compare et je retiens
| Niveau de transformation | Exemple | Ce qu’on observe |
|---|---|---|
| Produit brut / agricole | Pomme, carotte, blé | Vient directement de la nature, peu ou pas transformé |
| Produit transformé simple | Compote, farine, sucre | Fabriqué à partir d’un produit brut, ingrédients peu nombreux |
| Produit très transformé | Plat préparé, dessert industriel | Beaucoup d’ingrédients, présence possible d’additifs |

📖 Lexique
| Mot | Définition |
|---|---|
| Produit agricole (ou brut) | Aliment issu directement d’une plante ou d’un animal, peu ou pas transformé. |
| Produit transformé | Aliment fabriqué à partir d’un ou plusieurs produits bruts modifiés (coupés, mélangés, cuits…). |
| Additif alimentaire | Substance ajoutée en petite quantité à un aliment pour modifier sa texture, son goût, sa couleur ou sa conservation. |
| Ingrédient | Chacun des éléments qui composent un aliment ou une recette. |
| Chaîne de production | Ensemble des étapes nécessaires pour produire, transformer et acheminer un aliment jusqu’au consommateur. |
| Colorant | Additif utilisé pour donner ou renforcer la couleur d’un aliment. |
| Conservateur | Additif qui permet de garder un aliment plus longtemps sans qu’il s’abîme. |
| Étiquette alimentaire | Texte présent sur un emballage qui indique la liste des ingrédients et les informations nutritionnelles. |
| Matière première | Produit de base, souvent agricole, utilisé pour fabriquer un autre produit. |
❓ Quiz : as-tu bien compris ?
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Pourquoi étudier ce sujet en géographie ?
Étudier la fabrication des aliments relève bien de la géographie : il s’agit de comprendre les acteurs (agriculteurs, industrie agroalimentaire), les lieux (champs, usines, magasins) et les étapes qui relient une matière première à un produit consommé.
Les documents de cette séquence permettent d’aller plus loin qu’une simple distinction brut/transformé : ils montrent, à partir d’étiquettes réelles, qu’un produit très transformé (la paëlla) ne contient pas nécessairement d’additif, alors qu’un produit à la liste très courte (la compote de poire) peut en contenir.
Cette nuance évite aux élèves de construire une règle trop simple entre « nombre d’ingrédients » et « présence d’additifs ».
Compétences travaillées
| Compétence | Activité | Indicateur de réussite |
|---|---|---|
| Distinguer produit agricole et produit transformé | Association des 10 produits bruts aux 10 produits transformés correspondants | L’élève associe correctement au moins 8 paires sur 10 |
| Comprendre la notion de transformation progressive | Lecture du schéma « Du fruit au produit transformé » (fraise et pomme) | L’élève sait citer les étapes intermédiaires d’au moins un des deux exemples |
| Lire et comprendre une étiquette alimentaire réelle | Comparaison des listes d’ingrédients de la compote de poire, de la paëlla et du taboulé | L’élève identifie au moins un ingrédient brut et un additif dans les étiquettes |
| Nuancer une généralisation | Débat guidé : « un produit avec beaucoup d’ingrédients contient-il toujours des additifs ? » | L’élève reformule que ce sont deux critères différents, avec un exemple à l’appui |
| Organiser ses connaissances | Réalisation d’une carte mentale sur les additifs et leurs fonctions | La carte mentale contient les 4 fonctions et un exemple pour chacune |
Fiche de préparation
- Séquence : Se nourrir dans le monde
- Séances : Produits agricoles et produits alimentaires transformés (2 séances)
- Niveau : CM1
- Discipline : Géographie
- Durée totale : 100 minutes (2 x 50 min)
- Objectifs : distinguer produit agricole et produit transformé ; comprendre la notion de transformation progressive ; identifier les additifs dans une liste d’ingrédients réelle ; nuancer le lien entre nombre d’ingrédients et présence d’additifs
- Prérequis : avoir abordé la notion de sous-nutrition et de malnutrition (séance précédente)
- Matériel : planche « Produits bruts et produits transformés » (20 aliments à associer) + sa correction, schéma « Du fruit au produit transformé » (fraise et pomme), planche « Que contiennent les aliments transformés ? » (compote de poire, paëlla, taboulé)
- Organisation de la classe : alternance classe entière, binômes et petits groupes
Séance 1 (50 min) — Des produits bruts aux produits transformés
| Phase | Durée | Modalité | Déroulé | Point de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| 1. Situation de départ | 5 min | Classe entière | Rappel de la séance précédente (sous-nutrition/malnutrition). L’enseignant demande : « Aujourd’hui, on va se demander comment un aliment est fabriqué. À votre avis, un yaourt, ça vient directement de la nature ? » Recueil des représentations initiales à l’oral. | Ne pas corriger immédiatement les représentations erronées, les noter pour y revenir en fin de séance |
| 2. Découverte du document A | 10 min | Binômes | Distribution de la planche « Produits bruts et produits transformés » (20 aliments numérotés). Consigne : associer chaque produit brut au produit transformé correspondant, sur le cahier de brouillon. | Passer dans les rangs pour vérifier que les binômes justifient leurs choix, pas seulement devinent |
| 3. Correction collective | 10 min | Classe entière | Projection de la correction (10 paires). Chaque binôme annonce une paire à tour de rôle et explique son choix. L’enseignant reformule la définition : « Les produits agricoles viennent directement de la nature, les produits transformés sont fabriqués à partir d’eux. » | Faire reformuler la définition par plusieurs élèves différents pour vérifier la compréhension |
| 4. Recherche complémentaire | 10 min | Binômes | Consigne : « Pour trois produits transformés de la planche, essayez de trouver un autre produit transformé qu’on pourrait fabriquer avec le même produit brut. » (ex. blé → pain, mais aussi pâtes, biscuits) | Un produit brut peut donner plusieurs produits transformés différents ; le faire remarquer collectivement |
| 5. Mise en commun et synthèse orale | 10 min | Classe entière | Les élèves partagent leurs trouvailles. L’enseignant construit avec la classe une première phrase de synthèse à l’oral : « Un produit transformé est fabriqué à partir d’un ou plusieurs produits agricoles, et un même produit agricole peut donner naissance à plusieurs produits transformés différents. » | Vérifier que la synthèse orale est comprise avant de passer à la trace écrite |
| 6. Trace écrite (1re partie) | 5 min | Individuel | Copie de la définition « produit agricole / produit transformé » (première partie de la trace écrite). | Adapter la longueur selon le rythme de la classe |
Séance 2 (50 min) — La transformation progressive et les additifs
| Phase | Durée | Modalité | Déroulé | Point de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| 1. Rappel de la séance 1 | 5 min | Classe entière | L’enseignant interroge : « Qui peut rappeler la différence entre un produit agricole et un produit transformé ? » Puis annonce : « Aujourd’hui, on va voir qu’un aliment peut être transformé plus ou moins fortement, et on va apprendre à lire une vraie étiquette. » | S’assurer que la définition de la séance 1 est encore acquise avant de poursuivre |
| 2. Étude du document B | 10 min | Classe entière puis binômes | Projection du schéma « Du fruit au produit transformé ». L’enseignant explique la progression fraise → purée sucrée → préparation au fruit → dessert industriel (et l’équivalent pour la pomme). En binômes, les élèves relèvent, pour chaque étape, le nombre d’ingrédients et notent ce qu’ils observent. | Insister sur la nuance donnée par le document : certains desserts ou compotes ne contiennent aucun additif |
| 3. Mise en commun | 5 min | Classe entière | Formulation collective de la règle : « Plus un aliment est transformé, plus sa liste d’ingrédients a tendance à s’allonger. » | Employer « a tendance à » plutôt que « toujours », pour rester fidèle à la nuance du document |
| 4. Étude du document C | 15 min | Petits groupes | Distribution de la planche « Que contiennent les aliments transformés ? » (compote de poire, paëlla, taboulé). Consigne : dans chaque liste, repérer ce qui vient de la nature, ce qui est transformé simplement, et les éventuels additifs (antioxydant, acidifiant). | Faire remarquer que la paëlla, malgré une longue liste, ne contient aucun additif signalé, contrairement à la compote de poire qui en contient deux |
| 5. Débat guidé et institutionnalisation | 10 min | Classe entière | Question posée à la classe : « Est-ce qu’un produit avec beaucoup d’ingrédients contient forcément beaucoup d’additifs ? » Les groupes présentent leurs observations. L’enseignant conclut en présentant les 4 fonctions des additifs (texture, goût, couleur, conservation). | Ne pas présenter les additifs comme systématiquement dangereux ; s’appuyer uniquement sur les exemples réels observés |
| 6. Trace écrite (2e partie) et carte mentale | 5 min | Individuel | Copie ou collage de la suite de la trace écrite, et/ou réalisation d’une carte mentale des 4 fonctions des additifs. | Prévoir une version allégée de la carte mentale pour les élèves les plus lents |
📝 Trace écrite
Produits agricoles et produits transformés
1. Deux origines pour un aliment
Les aliments que nous mangeons n’ont pas tous la même origine. Un produit agricole (ou produit brut) est un aliment qui vient directement d’une plante ou d’un animal, sans avoir été beaucoup transformé : une tomate, du blé, du lait, des fraises.
Un produit transformé est fabriqué à partir d’un ou plusieurs produits agricoles que l’on a modifiés : coupés, mélangés, cuits, ou auxquels on a ajouté d’autres ingrédients.
La sauce tomate, le pain, le yaourt ou le chocolat sont des produits transformés. Un même produit agricole peut donner naissance à plusieurs produits transformés différents : le blé permet de fabriquer du pain, mais aussi des pâtes ou des biscuits.
2. Une transformation par étapes
Un aliment peut être transformé plus ou moins fortement. Par exemple, une fraise peut devenir une purée sucrée, puis une préparation au fruit, puis un dessert industriel. Une règle se dégage souvent : plus un aliment est transformé, plus sa liste d’ingrédients a tendance à s’allonger. Ce n’est pas automatique : certains desserts et certaines compotes ne contiennent aucun additif.
3. Ingrédients simples et additifs
Dans une liste d’ingrédients, on trouve deux types d’éléments différents. Les ingrédients simples (sucre, farine, vinaigre) sont déjà transformés, mais on pourrait les avoir chez soi.
Les additifs sont des substances ajoutées par l’industrie alimentaire, que l’on ne trouve pas dans un placard classique. Ils sont souvent signalés par un nom technique (comme « antioxydant » ou « acidifiant ») ou par un code commençant par la lettre E.
Les additifs ne servent pas tous à la même chose. On distingue quatre grandes fonctions :
- la texture (épaissir, gélifier)
- le goût (renforcer ou modifier une saveur),
- la couleur (donner ou maintenir une couleur)
- la conservation (garder l’aliment plus longtemps).
4. Attention à ne pas généraliser
Un produit avec beaucoup d’ingrédients ne contient pas forcément beaucoup d’additifs : la paëlla a une longue liste d’ingrédients, mais aucun additif. À l’inverse, un produit avec une liste courte peut en contenir : la compote de poire, malgré une liste courte, contient un antioxydant et un acidifiant. Un produit transformé n’est donc pas automatiquement mauvais pour la santé : le pain ou le yaourt sont transformés depuis très longtemps. Ce qui compte, c’est de savoir lire une étiquette pour comprendre ce que l’on mange.
Je retiens :
- Un produit agricole vient directement de la nature ; un produit transformé est fabriqué à partir d’un ou plusieurs produits agricoles.
- Plus un aliment est transformé, plus il contient souvent d’ingrédients, mais ce n’est pas une règle absolue.
- Un additif est une substance ajoutée pour une fonction précise : texture, goût, couleur ou conservation.
- Beaucoup d’ingrédients ne veut pas dire beaucoup d’additifs, et inversement.
- Lire une étiquette permet de mieux comprendre ce que l’on mange, sans juger un produit à sa seule longueur de liste.
Idée de prolongement
Le contraste entre la paëlla (beaucoup d’ingrédients, aucun additif visible) et la compote de poire (peu d’ingrédients, deux additifs) peut servir de point de départ à une évaluation formative courte, ou à un prolongement en français (rédiger la fiche d’un produit imaginaire avec sa liste d’ingrédients).
Il permet aussi de faire le lien avec une prochaine séance sur l’origine géographique des ingrédients (où sont cultivées les crevettes, le riz, le blé utilisés dans ces recettes).
📂 Documents à télécharger


❓ FAQ
Un produit transformé est-il toujours mauvais pour la santé ?
Non. Des produits transformés simples comme le pain, le yaourt ou le fromage font partie de l’alimentation depuis très longtemps. Ce qui compte, c’est le nombre et la nature des ingrédients ajoutés, pas la transformation en elle-même.
Pourquoi certains ingrédients sont-ils écrits avec un code commençant par E ?
La lettre E signifie que la substance est répertoriée dans le système européen des additifs. Cela permet d’identifier facilement un additif dans une liste d’ingrédients.
Le sucre est-il un produit agricole ou transformé ?
Le sucre est un produit transformé simple : il est fabriqué à partir de betterave ou de canne à sucre, mais on peut facilement s’en procurer, comme la farine ou le vinaigre.
Comment aider un élève qui confond additif et ingrédient transformé ?
Proposer la question repère : « Est-ce que je pourrais avoir cet ingrédient chez moi, dans ma cuisine ? » Si oui, c’est probablement un ingrédient transformé simple. Si non, c’est probablement un additif.
Faut-il faire apprendre les codes E précis aux élèves ?
Non, ce n’est pas l’objectif de la séance. Il suffit que les élèves sachent reconnaître qu’un code commençant par E signale un additif, sans en mémoriser la liste.
Peut-on utiliser d’autres étiquettes que celles proposées ?
Oui, il est même conseillé de faire apporter des étiquettes réelles par les élèves (comme dans la séance sur l’origine des aliments), pour ancrer la notion dans leur quotidien.
Comment prolonger cette séance ?
On peut enchaîner avec un travail sur l’origine géographique des ingrédients (production mondiale, transport), en lien avec la séance sur la provenance des aliments et la carte du cacao.
Que faire si un élève n’a pas d’étiquette à apporter ?
Prévoir un stock d’étiquettes de secours en classe, ou constituer des groupes mixtes pour que chacun puisse observer un exemplaire.
La leçon s’applique-t-elle à tous les pays ?
Les exemples utilisés viennent de produits vendus en France. La notion de produit agricole/transformé reste valable ailleurs, mais les habitudes de consommation et les réglementations sur les additifs varient selon les pays.
Quelle différence entre un additif et un ingrédient transformé simple ?
Un ingrédient transformé simple (comme la farine) constitue la base même de l’aliment. Un additif est ajouté en petite quantité, pour une fonction précise (texture, goût, couleur, conservation), sans constituer la base du produit.
En résumé
Derrière chaque aliment se cache un parcours : celui d’un produit agricole, parfois transformé une fois, parfois plusieurs fois, avec ou sans additifs.
Savoir repérer ces étapes, c’est déjà commencer à comprendre la géographie de notre alimentation : d’où viennent les ingrédients, comment ils sont transformés, et ce que cela signifie pour ce que l’on trouve dans son assiette.
Pour aller plus loin !
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